EDENDAHOTOUR 2019/2020

– tournée du 25 octobre au 25 janvier 2020
– au programme : intégralité de l’album Eden, titres de Résérection, Le premier jour…

 

AVANT LA TOURNEE
PERIODE DE LA TOURNEE

PRESSE AVANT LA TOURNEE

  • Daho, libre comme jamais – Les Echos – 18/10/19
  • De Matana Roberts à Etienne Daho, cinq sons de sortie ce vendredi – Libération – 18/10/19
    passage sur Etienne

    Celui à écouter au cas où on aurait oublié de le faire cette semaine, la précédente, ou n’importe quel jour de ces vingt-trois dernières années
    Etienne Daho, Eden (Deluxe Remastered Box Set) (Virgin)

    En 1996, Daho a fait comme beaucoup de ses contemporains britanniques – un peu moins ses compatriotes français : il s’est laissé submerger par les breakbeats de la jungle, musique du futur d’alors qui commençait tout juste à envahir le monde depuis son lieu de naissance, le sud est de Londres. La chanson s’appelait idéalement Au commencement, elle parlait de nouveau monde, de reprise à zéro, à poil, libéré de la morale et des «serments artificiels», et elle signifiait effectivement un reset dans la carrière du Français après le coming out chic et électronique de Reserection, bouclé avec les amis londoniens de Saint-Etienne pour répondre à une rumeur de décès des suites du sida.

    Las, les Français bouderont plutôt Eden, restant trop insensibles à cette débauche cosignée Arnold Turboust d’optimisme bossa, d’errances londoniennes sur fond de finesses house, a capella renversant (Timide intimité, avec les Swingle Sisters), drame amoureux balancé en big band jazz. Trop trip-hop, biblique, anglophile, référencé (à Gainsbourg en premier, samplé sur Un serpent sans importance et cité dans les paroles de Me Manquer), cette cure de jouvence n’était sans doute pas assez variété, tout simplement. Mais puisque le disque se tenait, terriblement, et cachait mille intensités, il n’a fait que prendre du galon depuis, jusqu’à devenir non seulement l’un des préférés de Daho lui-même, mais des «dahophiles» qui ont appris à apprécier sa générosité et sa richesse. On accueille donc le plus chaleureusement du monde cette réédition dispendieuse idéale pour se faire un gros shoot de roaring 90’s, adjoignant à l’album original en version remastérisée une pelleté de remixes (signés de cadors de l’époque, tels Air, Mark «Spike» Tent ou le junglist Jonny L), versions rares, lives, démos électrisées ainsi qu’un EP qui tombe à pic avec le duo new wave Comateens, dont Tricatel rééditera les albums en vinyle à la fin du mois de novembre.

    Olivier Lamm – Libération

PRESSE DE L’EDENDAHOTOUR

MAISON DES ARTS – Créteil 25 octobre
concert

SALLE DE L’ETOILE – Châteaurenard 31 octobre
concert

PHILHARMONIE – Paris 11 novembre
concert

AUDITORIUM – Lyon 23 novembre
venue d’Etienne

BANDE ANNONCE

sortie de Eden Deluxe Remastered
EMISSIONS ET PASSAGES TELE

Quotidien
TMC – 12/03/19

20h30 Le Dimanche
France 2 – 17/03/19

Première édition
BFMtv – 28/10/19

Basique « Le style Daho »
France 2 – 05/11/19

Quotidien
TMC – 07/11/19

LES DATES

octobre
ven 25 : Maison des Arts – CRETEIL COMPLET
mer 30 : Le Corum – Opéra Berlioz – MONTPELLIER places encore disponibles
jeu 31 : Salle de l’Etoile – CHATEAURENARD (AVIGNON) COMPLET

novembre
mer 6 : Le Bikini – TOULOUSE COMPLET
lun 11 : La Philharmonie – PARIS COMPLET
jeu 21 : Coopérative de Mai – CLERMONT-FERRAND COMPLET
sam 23 : Auditorium – LYON COMPLET
sam 30 : Le Jeu de Paume – BLOIS COMPLET

décembre
mar 3 : Cité des Congrès – NANTES COMPLET
mer 4 : Théâtre National de Bretagne – RENNES COMPLET
jeu 5 : Théâtre National de Bretagne – RENNES COMPLET
mar 10 : Le Quartz – BREST COMPLET
mer 11 : Le Pin Galant – MERIGNAC COMPLET
ven 13 : Cirque Royal – BRUXELLES COMPLET
sam 14 : Le Colisée – ROUBAIX COMPLET
dim 15 : Théâtre – ANZIN COMPLET
sam 21 : Espace Malraux – CHAMBERY COMPLET
lun 23 : salle Pleyel – PARIS COMPLET

janvier
sam 25 : Olympia – PARIS COMPLET

27 octobre
préparation de la tournée et concert du 25 octobre à Créteil

© Anaïs Callens

Des mois, des mois et des mois de préparation pour un projet improbable. Reprendre un album de 20 ans d’âge, le bel âge soit dit en passant. Ce devait être un petit pas de côté, un projet unique à la Philarmonie de Paris, puis mon manager et producteur de spectacle Pierre-Alexandre Vertadier a réussi à me convaincre de prolonger de plusieurs dates mais à mes conditions: jouer dans des lieux intimes de préférence. Je n’étais pas certain que ce soit une bonne idée au départ, car je venais de terminer le « Blitztour » à Berlin en février et cela me paraissait précipité de repartir en tournée si vite et d’être trop présent.

Monter ce genre de spectacle nécessite beaucoup de travail et c’est toujours frustrant de ne le jouer qu’une fois comme lorsque j’ai joué « Pop Satori » au festival des Inrocks en 2006. Puis l’idée à mûri dans ma tête, l’obsession à commencé et le processus s’est mis en place, implacable.

Jouer l’album Eden uniquement aurait donné lieu à un spectacle de 40 minutes donc trop court. J’ai décidé d’y ajouter le répertoire enregistré entre 1995 et 1998, soit l’album Eden en intégral et dans l’ordre, le mini album Résérection avec le trio britannique Saint Etienne et les singles hors albums (Idéal et Le premier jour). Pour me faire plaisir, j’ai ajouté une reprise de The Normal (Warm Leatherette), de Yoko Ono (Walking On Thin Ice) et un extrait de mon EP enregistré avec le duo New Yorkais Comateens et qui n’était pas sorti à ce jour (Get Off My Case). Cela commençait à ressembler à un show cohérent d’une heure et quarante minutes.

Et la production s’est mise en place. Travailler avec Sarah Sanders pour choisir les bonnes tonalités de chant. Décortiquer les masters et réidentifier les sons de l’album pour le rejouer dans ses couleurs d’origine avec Mako et Jean-Louis Piérot. Retravailler les batteries avec Matthieu Rabatté et les basses avec Marcello Giuliani. Réadapter l’orchestre avec l’arrangeuse Uèle Lamore. Remixer « Me Manquer » et adapter les reprises avec Yan Wagner. Imaginer une scénographie et des lumières avec Victorien Cayzeele. Fabriquer un son à la fois nineties et contemporain avec Damien Bertrand.

Puis répéter pendant des semaines avec le groupe au Studio Luna Rossa, puis avec un superbe quatuor composé de Octavio Angaria, Caroline Pauvert, Lison Favard et Joachim Baumerder. Nous avons été épaulés par une belle équipe technique attentive, merci à Julien Decarne et Clément Daubord pour le son sur scène et à nos backliners Arnaud Macé et Toto.

Puis nous avons été accueillis 4 jours au super MAC de Créteil pour fixer le son, la scénographie et les lumières, choisir nous tenues de scène avec Pauline Foussat. Je porte des tenues Céline crées par mon ami Hedi Slimane. Mako notre socle, gère sa prestation à la guitare et tous les problèmes techniques qui surgissent sans cesse. Il est partout. Il m’impressionne par son sérieux et son calme. L’équipe s’agrandit avec Alfred Boulanger au son de facade mais aussi avec Jean Maxence Chagnon, Anthony Etienne, Paola Picasso aux lumières et Laurent Bruel à la déco et au prompteur. J’ai compilé une playlist édénique pour le préconcert avec des titres de Surf music un peu obscurs et des chants d’oiseaux du paradis.

Je dors mal et j’ai l’impression stressante que nous ne sommes pas assez prêts, même si nous sommes bichonnés et rassurés par Pascal Meley le directeur de prod, Laurie Holzer qui aplanit tous nos problèmes et Dan Ongaro qui a un oeil sur moi. Nous corrigeons son, lumières et arrangements jusqu’au dernier moment. Pierre Alexandre et Nathalie Noennec, notre premier public, crayons et calepins en mains assistent la dernière filée pour nous donner leur ressenti. Le son en salle et les mixes de Damien Bertrand sont puissants et précis. Les lumières de Victorien sont magnifiques. Je suis heureux et étrangement calme.

Puis la tension monte d’un cran. J’essaie de me préparer lentement pour ne pas céder au trac. Pascal vient nous chercher. Dans 10 minutes sur scène. J’ai imaginé toute cette aventure et là maintenant il va falloir se jeter à l’eau. Il va y avoir des vrais gens dans cette vraie salle. Tous les musiciens sont prêts et très chics. Nous nous embrassons et nous nous souhaitons un bon show. J’entends les oiseaux. Les clameurs du public montent. Les lumières s’éteignent. Le sol se dérobe sous mes pas. Je m’avance dans la lumière et attaque Au commencement les yeux fermés, une boule dans la gorge. Les applaudissements éclatent. J’ai survécu à la première chanson. Puis le show se déroule avec tension énergie et fluidité. Les musiciens sont fantastiques de précision. J’adore chanter toutes ces chansons, dont certaines pour la première fois et j’aime la radicalité que l’exercice impose, sans tubes ou chansons connues, à part Le premier jour. Le public nous porte. C’est bon et festif. Nous avons tous ensemble, musiciens et technique, passé l’épreuve du feu. Backstage nos amis ont les yeux qui brillent. La belle aventure commence.

Etienne

2 novembre
concerts à Montpellier le 30 octobre et Châteaurenard le 31 octobre

© Anaïs Callens

Après la course, la pression des répétitions et du premier concert dans la foulée, nous étions tous impatients de continuer, mais il a fallu attendre plusieurs jours avant de rejouer. Nous avions tous très hâte. Beaucoup de gens cherchent à acheter des places mais tout est archi complet depuis des mois. Tout s’est vendu en 3 secondes. Je n’avais pas imaginé que cette petite tournée pour le plaisir provoquerait un tel élan. Nous arrivons à Montpellier sous le soleil. Bon signe. J’ai un souvenir très fort d’avoir joué Eden dans le mythique Rockstore en 1997. Cette fois ci c’est au Corum. Salle magnifique dont l’acoustique est prévue pour le classique. Damien Bertrand et David Omer se creusent la tête pour contourner les complexités acoustiques. Yan Wagner ouvre le show et sa voix grave fait vibrer la salle. Il teste de nouveaux titres pour la première fois et l’accueil du public est très chaud.
J’ai un trac qui me coupe littéralement les jambes. Les deux premières chansons sont difficiles à chanter d’entrée de jeu, car en plus de leur complexité, je dois trouver mon équilibre sonore avec Julien Decarne notre ingénieur scène, qui ne me quitte pas des yeux. Il y a un énorme de retour de son de la salle et je m’entends mal. Mais le public est incroyablement réceptif et me porte. Je trouve mon équilibre sur le troisième titre « Un serpent sans importance » que j’adore chanter. Des visages familiers et souriants au premier rang. Les sublimes lumières de Victorien m’enveloppent. La section rythmique de Matthieu Rabatté et Marcello Giuliani est une machine infernale. L’accueil du public est tellement puissant que c’est littéralement renversant. Le show passe un un éclair. Tous les musiciens sont heureux. Je suis tellement excité que je n’ arrive pas à trouver le sommeil. I’m jumping inside.

Voyage en tourbus jusqu’a Châteaurenard, près Avignon. Nous jouons dans la salle de l’Etoile. Plutôt ambiance rock club et totalement différent de la veille. Toute l’équipe de l’Etoile est vraiment cool. La scène est très petite et nous allons jouer très près les uns des autres. Il n’y a qu’une entrée pour arriver sur la scène et nous devons limiter les sorties de rappel. Le quatuor restera sur scène, même sur les titres sur lesquels les musiciens ne jouent pas. Je ne changerai pas de tenue non plus. Yan ouvre le show et nous commençons à 21h30. Le public est à bloc. Mon insomnie se fait sentir et je suis angoissé à l’idée de manquer d’énergie. J’ai tenté une sieste sans succès. Il fait une chaleur de brute sur scène et je dégouline de sueur. Mes vêtements sont trempés au bout de quelques titres. C’est Jean Maxence qui est seul aux manettes pour les lumières ce soir et il s’en sort très bien. La figure imposée de l’album dans l’ordre est hyper agréable à jouer. Ca impose une rythme qui me plait. Le public réagit à toutes les chansons et cela leur redonne une belle place. Ce soir la version de l’enfer enfin est sous tension et j’adore ça. Soudain, He’s On The Phone, Le premier jour emportent le public. Et la sortie avec Get Off my Case qui était au départ un titre provisoire, dévient permanent. Les choeurs du quatuor qui peuvent enfin se lâcher et les guitares de Marcello emportent le public. Retour en tourbus pour 9 heures de route. Nous apprenons à mieux nous connaitre avec les musiciens du quatuor et je suis vraiment heureux qu’ils aient rejoint le navire. Evidemment je ne dors pas. Deux nuits sans sommeil et j’arrive fracassé à Paris sous des trombes d’eau. Je tombe de sommeil en écrivant ces lignes. Bonjour, bonsoir, je ne sais plus.

Etienne

8 novembre
concert à Toulouse, le 6 novembre

© Anaïs Callens

© Anaïs Callens

La ville rose. Heureux de retrouver l’Eden Team au Bikini. Joie de retrouver cette salle et l’équipe qui y travaille. Hervé à la légendaire hospitalité m’offre deux bouquins. L’un sur les derniers mois de la vie de Gérard Philippe et les oeuvres complètes de René Char dont j’ai lu les correspondances avec Camus. Ca tombe bien je viens de finir la bio de Debbie Harry et le journal de Jane B. Contrairement à Chateau Renard ou l’on était entassés sur la petite scène, ici nous retrouvons notre espace. Je règle des petits points avec Jean Maxence qui est aux manettes pour les lumières. Je ne veux pas être éclairé en blanc, je ne veux pas être trop éclairé et de préférence pas par en dessous ce qui me donne l’air d’un vampire, sur toutes les affreuses photos que j’ai vu passer. Damien règle les derniers points au son et tout semble parfait. Cool sound check rassurant. J’essaie de me reposer sans succès avant le concert. Idem pour les musiciens qui se posent ou ils peuvent sur des bancs de bois. Yan Wagner attaque, superbe comme à son habitude. Cette voix, putain!

La salle est debout et les gens sont serrés comme des sardines. Eden est un album complexe à jouer et a chanter. Chaque soir il faut dompter l’animal qui se dresse et nous résiste. Jamais pareil. Ce soir Soudain est magique. Le public ondule et se laisse caresser par Quand tu m’appelles Eden. Le show passe en 3 secondes. Résérection et les rappels sont des récréations. Jungle Pulse et He’s On The Phone trouvent enfin leur place près de 25 ans après leur sortie. Comme quoi….

Le public est ultra cool et se marre avec mes stupides petites blagues. X amours devient un moment. Doux et coquin. Get Off My Case est un carton chaque soir. Spécial love a mes amis de Toulouse qui sont là au premier rang, qui me portent. Backstage Fabien Waltmann qui a tant contribué à Eden vient me voir. Je suis anxieux de sa réaction. Il a aimé. Fred Ventura la légende du disco italien vient d’Italie pour voir le show. Nous allons enregistrer un titre ensemble en janvier. A la sortie je m’arrête pour signer des disques et des billets de concerts. Merci pour les sourires et les regards brillants. Merci Toulouse la belle pour l’amitié et la fidélité.
Etienne

16 novembre
concert à  la Philharmonie de Paris, le 11 novembre

© Anaïs Callens

Tout a commencé par cette proposition de Vincent Anglade de la Philarmonie de Paris. Il me demandait de réfléchir à une idée de spectacle et je lui ai spontanément proposé de rejouer Eden, album qui ressortait peu de temps auparavant. Cette étrange date du 11 novembre devait être un concert unique, pas une tournée et j’imaginais une réunion avec la plupart des participants de l’album. Cette grande fête serait une célébration d’aujourd’hui et c’est bien vers le futur que nous avons tous regardé.

Arnold Turboust fut évidemment le premier invité et il répondit un grand OUI. Je chantais quelques jours plus tard avec Saint Etienne au Barbican de Londres et je leur ai proposé d’ouvrir la soirée. J’adorais l’idée de recréer le groupe Saint Etienne Daho, ce qu’ils ont aussitôt accepté . Puis j’ai j’appelé Brigitte Fontaine, qui a accepté à la condition exclusive que je change une partie du texte de « Jungle Pulse » que je lui avais imposé à l’époque et qu’elle a toujours détesté. A l’époque je voulais absolument placer ce petit message personnel dans la chanson. Et comme ce que Queen Bri veut, Dieu le veut, « Collés au plaf’ , roulant des pelles », est devenu pour une soirée, « Les dents heurtés en choc mortel ».

J’appelais mes amis Lyn Byrd et Nicholas Dembling des Comateens. Nicholas ayant composé « Soudain et « Me manquer », ne pouvait pas manquer à l’appel. Ils devaient venir de New York pour promouvoir la ressortie d’un coffret de leur trois premiers albums chez Tricatel et le timing était donc parfait. Paniquée à l’idée de remonter sur scène, 30 ans après leur dernier concert, Lyn se colla le jour même sous antidep’. Nous échangeâmes moultes mails délirants. Lyn et moi avons une manière secrète de communiquer à base de cris et d’onomatopées. Elle est un pur génie et elle est certainement la personne qui me fait le plus rire sur cette planète.

Quelques absents mais virtuellement présents: Mon amie Elli Medeiros qui vit en Uruguay et tourne un film en Amérique du Sud, Astrud Gilberto, The Swingle Swingers et mon David Whitaker adoré, qui nous observe en souriant, tout là haut.

C’est notre cinquième concert et le groupe et l’équipe sont déjà soudés comme un seul homme. Répétitions: Damien et David se battent pour contourner les problèmes acoustiques. Les salles conçues pour de la musique acoustique et classique, sont le cauchemar des ingénieurs du son, lorsqu’ils doivent sonoriser pop, electro, rock ou rap. Les répétitions avec Arnold et Sarah se passent au mieux. Brigitte est un peu nerveuse et je ne sais pas du tout ce qu’elle me réserve au moment du show. Nick et Lyn des Comateens sont contre toute attente hyper détendus.

La longue attente et la lutte contre l’apparition du trac commencent. On me dit que le public attend depuis ce matin dans le froid. Vite que l’on ouvre ces portes !!!!!!! Ca sent l’excitation des grands jours. C’est palpable, électrique. Je me prépare lentement. Je ne peux rien avaler. Je pense à tous ceux qui ne sont plus là et encore tellement présents…

On m’appelle pour annoncer les Saint Etienne. Hugs puis ils sont sur scène. J’observe le show depuis les backstages. Tout se passe bien, je file m’habiller.

Le public s’impatiente. Nous aussi. Je n’en peux plus d’attendre Les lumières s’éteignent. Clameurs. J’arrive sur scène dans un état second. « Tout n’est que recommencement »…Première phrase. Je m’entends bien. Je me sens bien. Les chansons s’enchainent avec des pics « Me manquer », De bien jolies flammes », « Soudain ». Le groupe est une machine infernale et je m’amuse dans les belles lumières de Victorien. Ce soir j’étrenne la veste en sequins créée par Hedi S. et qui scintille comme des gouttes de pluie dans les lumières.

J’ai chanté tout l’après midi pour répéter avec les guests et je sens que ma voix me lâche sur « Timide intimité » ou je chante seul, sans filet. Panique invisible pour tout le monde. Cauchemar pour moi. Fausse alerte. J’annonce mon compagnon d’armes Arnold qui me rejoint sur « Rendez vous au jardin des plaisirs ». Ovation. Je le regarde. En une fraction de seconde, je nous revois à l’Olympia en 1986. Même folie. Même excitation en 2019.

Je termine l’album et j’annonce les bonus. « Reserection ». J’enfile la veste en fil d’or. Les notes de basse de « Jungle Pulse » grondent et je vais chercher ma Brigitte adorée toute de blanc vêtue. Je ne sais absolument pas ce qui va se passer, ce qu’elle va faire. A sa demande, nous avons installé une chaise au centre de la scène. Un happening donc. J’improvise et danse autour d’elle. Elle grogne et pousse des cris. Elle termine en hurlant au public des mots d’amour « Je vous haiiiiis, je vous désteeeste !!!!. Un triomphe.

Sarah vient me rejoindre pour un Blondiesque et discoïde « He’s On The Phone » torride, dans un arc en ciel de lumières. Sarah avec son boa blanc a des petits airs de Debbie Harry parfois. Carton. Suivent « Idéal » et « Le Premier jour », repris à l’unisson par le public. Chair de poule. Premier rappel ou je termine par un « X amours » sweet et coquin.

Je suis rejoint par les Comateens pour clôturer cette belle fête. Fantastique de se retrouver sur scène avec eux. La première fois c’était en 1983. C’est complètement dément. Ce « Get Off My Case » transforme la Philarmonie en dance floor géant. Ce que le public nous donne est immense.

Pierre Alexandre me rejoint dans la loge. Il a adoré le show. Mes amis viennent m’embrasser mais je suis incapable d’avoir une conversation suivie. Je suis heureux, sonné et affamé…. La sensation d’avoir vécu un moment exceptionnel, une célébration de ces beaux liens d’amitié avec le groupe, les invités, l’équipe et le public.

Avant de quitter la Philarmonie, nous nous retrouvons tous dans la loge des Saint Etienne, ou, accompagnés par le pianiste du groupe, nous entonnons à l’unisson, un « Ready Or Not » ( version anglaise du « Premier jour » ) qui fait briller les yeux.

Merci mille mille mille à tous. Xxxxx