des mots, des mots, toujours des mots… Oui, mais quels mots ! waouh !

On parle encore d’Etienne dans la presse.. Dans le Sud Ouest, à propos du concert qu’il donnera ce soir aux Francofolies à la Rochelle  Tombé Etienne pour Daho (article réservé aux abonnés) et un très beau passage sur le Toulouse blog pour sa venue au Festival Pause Guitare ce samedi à Albi Etienne Daho, Asaf Avidan et Shaka Ponk ce samedi à Pause Guitare 2015, le voici :

Etienne Daho

L‘homme, discret, partage sa vie entre Londres et Paris. L’artiste, lui, flamboie depuis près de trente cinq ans, nous offrant au fil de ses treize albums studios des chansons inoubliables que l’on se plaît à fredonner régulièrement, des mélodies intemporelles, immédiatement reconnaissables, qui au fil du temps ont marqué de leur empreinte l’histoire de la pop française, celle qui sait être délicate, faite de classe naturelle, de douceur et d’une sensibilité inouïe. Qu’il écrive pour lui ou collabore avec d’autres – Jacques Dutronc, Alain Bashung, Vanessa Paradis, Jane Birkin, Marianne Faithfull, Françoise Hardy entre, multiples, autres -, qu’il soit d’humeur joyeusement rythmée ou furieusement émouvante, le survivant qu’il est, à plus d’un titre, aura traversé les décennies sans faire de bruit autre que celui de textes magnifiques, d’une extraordinaire finesse, et de mélodies chic et choc. Phoenix musical, il se recrée à intervalle régulier, explorant les contrées sonores sans jamais trop s’éloigner de sa base pop et n’a eu de cesse de se réinventer au fil du temps et des aléas d’une carrière fort bien remplie. A l’image de son dernier opus, «Chansons de l’innocence retrouvée», Daho a en permanence eu un pied dans la modernité la plus insolente et l’autre dans une douce et glorieuse nostalgie. Fait d’intime et de fulgurances, de langueurs et de légèreté, son univers fait le grand écart entre les sonorités dansantes et les thèmes empreints de gravité, se promène au pays des rêves de jeunesse et des mythes fondateurs en s’accompagnant de rythmes pop et de riffs rock, revisitant trente cinq années de tubes en quelques trop courtes minutes live à la fois intenses et élégantes. Rare rescapé de la scène pop des années 80, aimant autant l’insouciance que les turbulences, l’hédonisme et la légèreté, Etienne Daho n’a jamais paru aussi serein et heureux qu’à l’aube de la soixantaine, état d’esprit idéal pour nous donner rendez-vous à Valmy cet été et nous proposer l’un de ces voyages immobiles dont il a seul la recette…

© Jean-Michel Bohé

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