un autre regard sur le Diskönoir Tour

Etienne Daho photographié par Anaïs Callens , tournée du Diskonoir tour

J’en ai déjà parlé à maintes reprises sur la page facebook du blog, j’en parle encore ici sur le blog parce que ce projet c’est un sacrée bonne initiative de la part de la photographe Anaïs Callens. Je l’ai rencontrée, la semaine dernière, elle s’est laissée prendre au jeu des questions-réponses.

Rencontre avec une photographe de talent…

Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis fille d’imprimeur, j’ai grandi au milieu des livres, entourée d’artistes de tout horizon. Je suis passionnée d’art et j’enseigne à l’Académie des Beaux-Arts au travers des disciplines proposées, telles que bande dessinée, illustration, communication visuelle et publicité. En parallèle, en tant que designer graphique, j’ai développé ma propre agence en communication qui compte entr’autres dans sa clientèle le Musée Paul Delvaux, peintre incontournable belge. Passionnée de musique et de photographie, mon moment à moi, c’est lorsque les deux se rencontrent.

Question que tout le monde doit se poser : Pourquoi ce livre sur Etienne? Comment t’es venue l’idée de ce livre ? Cette idée était-elle déjà présente lors des prises de vues ?
Non, le livre n’était pas prévu lors des prises de vues. j’ai pris beaucoup de clichés lors de cette tournée et ceux-ci ont beaucoup plus à Etienne. Je me suis retrouvée avec un paquet d’images non diffusées. J’ai grandi au milieu des livres d’artistes chez mes parents. Je cherchais un aboutissement, une manière de faire vivre ces photos. De là est née l’idée du livre. 

Que représente Etienne pour toi ? Depuis quand le suis-tu ?
Etienne est entré très tôt dans ma vie, dès mon enfance. Il y a 7 et 9 ans d’écart avec ma soeur et mon frère, lorsque leurs intérêts musicaux se sont développés, j’étais encore toute toute jeune, je baignais dans leurs influences musicales que je suis encore aujourd’hui. 

Je crois savoir que ce n’est pas la première fois qu’Etienne accepte que tu le photographies. Pourrais-tu nous en parler ?
Oui, en effet, la première rencontre avec l’objectif a eu lieu lors de l’Obsession Tour, en 2008. Une de mes photos figure d’ailleurs dans le livret du dvd Daho Pleyel…

Etienne semble apprécier ton travail, plusieurs de tes photos se sont retrouvées publiées sur sa page officielle facebook… et même l’une d’entre elles en fait la photo de couverture…
Oui, ça fait vraiment plaisir de retrouver son travail mis en avant par l’artiste, c’est une vraie reconnaissance !

Pourquoi avoir choisi de faire un livre autofinancé et ne pas avoir choisi de passer par une maison d’édition ?
Pourquoi aller voir une maison d’édition alors que l’on a tout à la maison ? Mon père est imprimeur artisan, mon frère travaille avec lui dans l’entreprise familiale qui existe depuis plus de 40 ans. Ils sont spécialisés dans l’impression de livres, notamment dans le secteur culturel. En leur confiant le travail, j’étais sûre de la qualité. Cela a facilité beaucoup de choses, entre autres pour les choix des supports, la finition, … Nous en avons discuté beaucoup ensemble, ça nous a permis de perfectionner l’objet. L’inconvénient de ce choix est qu’il faut débourser, stocker, diffuser soi-même, c’est la raison pour laquelle quand j’ai pris la décision de diffuser l’ouvrage au public, l’idée m’est venue de faire appel au financement participatif (crowdfunding en anglais, ndlr). Dans la mesure où il aboutit, ce système apporte non seulement les fonds nécessaires à l’impression du livre mais aussi de la visibilité. Il permet également d’estimer l’intérêt du public pour l’objet et ainsi éviter la surproduction. Internet est une magnifique invention, aujourd’hui, le monde est connecté.

Pourquoi avoir choisi de publier ce livre en 3 formats ?
Seule la belle grande version (ou version de luxe, ndlr) avait été sortie initialement. S’il ne s’agit pas d’un projet de grande production, le coût à la pièce est plus élevé. J’ai donc décidé de l’optimaliser afin de pouvoir la proposer à un budget plus restreint. C’est dans cet esprit que j’ai proposé différentes versions. Il était important de ne pas dénaturer le projet et de donner une chance au bel objet, à celui qui intéresserait le collectionneur, celui qu’on protège dans la bibliothèque. 

En le proposant en plusieurs versions, j’ai voulu le rendre accessible à tout le monde.
Ce projet est-il à 100 % une initiative personnelle ? à 3000% !

A l’origine ce livre était destiné à tes proches et à Etienne, quelles ont été leurs réactions, d’Etienne à la réception de ce livre ?
C’est mon frère qui l’a produit, donc pour lui, ce n’était plus une surprise. Pour ma sœur, en revanche, c’était une vraie surprise… elle était aux anges. Tous deux étaient très fiers. Ils me soutiennent quotidiennement. 

Etienne, quant à lui, a été fort surpris. Le livre l’a ému et touché.
J’aime surprendre, je crois que c’était réussi…

Quand tu m’as parlé de ce livre, je savais qu’il serait beau, que ce serait un bel objet, mais là, en le feuilletant (puisque j’ai la grande chance de l’avoir sous yeux..), je peux moi aussi dire que tu m’as aussi surprise, il dépasse de loin ce à quoi je m’attendais. En le regardant, je comprends d’autant mieux l’attitude d’Etienne et son désir de le partager avec nous. 

Quelle a été ta réaction lorsqu’il t’a suggéré de l’ouvrir au public ?
Là, pour le coup, je ne m’y attendais pas du tout… A son tour, il m’a bien déroutée ! Quand il me l’a proposé, j’étais sans voix, déconnectée de la réalité. Magique.

Si pour Etienne ce livre était une surprise totale, il n’a donc pas fait au préalable une sélection des photos… qu’en est-il de celles qui figurent de la version public ?
Excepté la couverture, la version publique est, à l’identique, de celle offerte à Etienne.

Il existe déjà plusieurs ouvrages sur Etienne, qu’est-ce qui, selon toi, fait que ton livre se démarque des autres ?
Je pense qu’il est unique en son genre. Je suis fort attachée aux visuels, au travers de tout, c’est quelque chose d’important. Les photos sont habitées, elles ont capté des instants. Elles donnent une impression des émotions perçues et reçues lors des concerts, immortalisées à travers de clichés. Chaque concert est unique. Ce livre est une fête, un témoignage visuel du Diskönoir Tour…

Un petit mot pour les donateurs ?
Je suis impressionnée et touchée par l’élan de solidarité et les encouragements reçus. Merci, merci vraiment de votre soutien.Crossing fingers !

A l’heure de cet entretien, le projet avait passé le cap des 80 %.  Aujourd’hui, c’est sûr et certain, il n’est plus question de projet mais bien de concrétisation de celui-ci.  L’objectif sur la plateforme KissKissBankBank est atteint !!!  Bientôt, moi, comme tous autres les participants, nous pourrons ENFIN feuilleter et re- feuilleter ce bel ouvrage, vivre et revivre encore et encore le Diskönoir Tour.

Il n’est pas encore  trop tard, si vous aussi, souhaitez posséder cet ouvrage unique, rendez-vous ici : le projet d’Anaïs Callens – Etienne Daho – Diskönoir Tour. Il ne vous reste que jusqu’au vendredi 11 décembre, 15h28, pour vous décider entre les 3 formats proposés.

Seulement une centaine d’exemplaires disponibles !!!

Voici un tout petit avant-goût de ce qu’Anaïs Callens vous propose.

Moi je visionne cette vidéo en écoutant le live, c’est encore divinement mieux !!!!

 

Publié dans actualités 2015, livre Tagués avec : , , ,

Laisser un commentaire